Moi dirigeant, je suis seul à savoir que je suis SEUL...

Chef d'entreprise, dirigeant, gérant majo., associé, patron, entrepreneur, la liste est longue et renvoie toujours à la même réalité : le dirigeant est un homme/une femme seul(e).  

 

Souvent isolé(e) physiquement dans son bureau, perçu(e) malgré lui/elle comme inaccessible par ses collaborateurs et pas nécessairement les plus éloignés dans l'organigramme. Le dirigeant doit faire face à un dilemme permanent, celui de projeter une image de "manager participatif" tout en étant le seul à avoir les "clés" de l'entreprise. 

Ce sont justement ces "clés" qui posent le plus souvent problème pour le dirigeant.

 

Il les a toutes, bien sur, mais il ne voit pas forcément quelles sont les bonnes "serrures", celles qui vont ouvrir les portes qui dans l'entreprise sont souvent à sens d'ouverture unique. Un peu comme dans un hôtel où la chambre des parents communique avec celle des enfants : mais si le verrou est mis, les enfants ne peuvent entrer quant ils le souhaitent avec spontanéité, quand ils en éprouvent le besoin.

 

La porte de l'échange et du partage est la plus difficile à ouvrir pour le dirigeant, je veux dire ici le véritable partage, celui des émotions, des doutes, des questionnements, des interrogations. Car au moment d'habiter son rôle de dirigeant (de mettre le "costume") qui véhicule l'image du décideur, celui des décisions, des choix, des arbitrages, le dirigeant est en réalité bien souvent seul car il ne souhaite pas (ne se donne pas la permission?) afficher qu'il est d'abord un homme/une femme comme chacun de ses collaborateurs.

 

Les nombreux dirigeants avec lesquels j'échange, pas nécessairement une fois qu'ils sont devenus mes clients et donc bien souvent dès le premier rendez-vous de présentation mutuelle, s'ouvrent rapidement aux enjeux essentiels de leur fonction et à son corollaire : "je porte l'entreprise seul et c'est lourd".

 

Comité de direction ou pas, équipe de managers, de directeurs, nombreuses compétences identifiées et fiables, relationnel fort avec ses collaborateurs : rien ne lui permet à priori de le sortir de cette solitude prégnante et pesante :

- "l'info ne me remonte pas",

- "je ne suis pas au courant de tout",

- "je ne sens pas le climat",

- "mes échanges sont biaisé par les niveaux hiérarchiques",

- "qui ici peut comprendre les décisions que j'ai à prendre et donc avec qui partager ces moments de choix et d'hésitations".

 

Le stress gagne alors le dirigeant, plus fortement encore lorsqu'il a fait son parcours et gagné "ses galons" au sein même de l'entreprise (en étant promu ou en devenant actionnaire majoritaire). Il est investi à 100% (souvent bien plus) DANS l'entreprise, parce que c'est ce qu'il projette que l'on attend de lui. Et il creuse alors le fossé de l'isolement qui lui pèse quotidiennement.

 

Idéalement, ce dirigeant souhaiterait pourvoir partager avec quelqu'un qui soit capable de comprendre ses doutes sans les juger, dans une relation d'équivalence non biaisée par les rapports de forces qui existent dans toute organisation, de pouvoir explorer ses hypothèses sans craindre qu'elles soient sources de remise en question de ses capacités à diriger, de parler de ses projets personnels qui ont aussi leur place dans ses choix, de ses craintes et interrogations d'homme ou de femme.

 

La bienveillance de cet "interlocuteur idéal" devenant alors un fantastique levier de ses propres ressources à mobiliser les "clés" qu'il avait oublié sur son impressionnant trousseau de dirigeant et de trouver les bonnes serrures. Ce regard extérieur, neutre, bienveillant, et loin de tout jugement c'est celui du coach pour son client.

 

La question de savoir si le coaching "fonctionne" ne se pose pas, les taux de satisfaction des coachés (85%), l'estimation du retour sur investissement du coût d'un coaching (d'un facteur de 4 à 5) sont avérés .

 

Et vous avez aussi bien compris qu'il ne s'agit pas de donner les clés de l'entreprise au coach, il n'est pas là pour ça, il aurait choisi un autre métier.

 

Le coach tire sa satisfaction professionnelle des progrès de son client, de sa capacité à mobiliser les ressources qu'il avait sans en être conscient, en d'autre termes de trouver sur son trousseau les clés qui vont bien et qui vont lui permettre de travailler SUR l'entreprises et SUR lui-même.

 

 

Erik DUFOUR

coach certifié

 

 

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